Le syndrome de la bandelette

Infolettre d’octobre 2019

Source: Sports Injury Clinic, The Sports Injury Clinic on the net.

Le syndrome de la bandelette est le résultat d’un excès de friction de la bandelette ilio-tibiale sur les structures osseuses à l’extérieur du genou. On l’appelle également la tendinite du tenseur du fascia lata ou syndrome du TFL.

Symptômes

Typiquement, la douleur au genou apparaît pendant un entraînement en course à pied, souvent après 5 à 7 km. Elle est localisée à l’extérieur du genou, surtout vis-à-vis le condyle fémoral latéral, la structure osseuse bien palpable vis-à-vis la rotule. La douleur augmente graduellement pendant l’entraînement souvent jusqu’à ce qu’elle devienne insupportable. Elle s’améliore grandement ou disparaît après l’entraînement. Le fait de marcher ou courir en descendant une côte exacerbe les symptômes. Habituellement, la palpation de l’extérieur du genou reproduit les douleurs. Certains patients ont également des élancements tout le long de la bandelette ilio-tibiale ainsi qu’au muscle tenseur du fascia lata à l’extérieur de la cuisse et de la hanche.

Causes

Certaines personnes ont naturellement la bandelette ilio-tibiale trop tendue, ce qui les rend plus susceptible à cette condition. Le fait d’avoir les muscles fessiers trop faibles est également un facteur de risque. L’excès de pronation ou d’autres troubles biomécaniques aux pieds augmentent les chances de développer un syndrome du TFL. Par exemple, une trop grande pronation du pied provoque une rotation vers l’intérieur du tibia lorsque ce dernier est en contact avec le sol. Ceci augmente la friction de la bandelette sur les parties osseuses du genou. D’autres facteurs de risque existent, entre autres une différence de longueur des membres inférieurs, courir trop souvent en côtes ou sur une route inclinée latéralement.

Traitement

Repos – Bien que le repos ne soit pas toujours essentiel pour guérir cette blessure, il favorise bien sûr la récupération. Pratiquer d’autres sports durant la convalescence, comme la natation, est une bonne manière de garder la forme.

Glace – La glace est utile pour réduire la douleur et l’inflammation. Au départ, appliquez-la à l’extérieur du genou, 10 à 15 minutes à chaque heure. Une fois le plus gros de la douleur résorbée, il est toujours utile de mettre de la glace quelques fois par jour ainsi qu’après l’entraînement. Exercices d’assouplissement – Assouplir le tenseur du fascia lata et la bandelette ilio-tibiale réduit la friction de cette dernière sur l’extérieur du genou et aide grandement à corriger ce problème. Votre chiropraticien est en mesure de vous prescrire des exercices d’assouplissement spécifiques à ces structures. L’utilisation d’un rouleau de mousse dure est également une méthode très efficace pour détendre la bandelette et réduire les points gâchettes ou « nœuds » dans celle-ci.

Exercices de renforcement – Il est démontré que le renforcement du TFL ainsi que des muscles fessiers, en particulier le moyen fessier, aide à corriger et prévenir cette condition. Encore une fois, le fait d’avoir ces muscles plus forts réduit la rotation interne du tibia pendant la course et atténue le stress imposé à la bandelette à l’extérieur du genou.
Ultrasons – Les ultrasons lorsqu’appliqués correctement favorisent la souplesse de la bandelette et réduisent l’irritation ou l’inflammation à la zone de friction. La douleur est habituellement soulagée efficacement avec les ultrasons.

Méthodes d’entraînement – Comme pour plusieurs autres blessures, le syndrome du TFL survient souvent lorsque les coureurs commettent ces erreurs fréquentes: augmentation trop rapide de la charge d’entraînement (pas plus de 10% par semaine), trop d’entraînement en côtes ou en intervalles, courir le long d’une route inclinée sans alterner le sens de l’inclinaison, l’utilisation de souliers inadéquats, etc.

Bon entraînement!

 

3 conseils pour améliorer votre technique de course.

Infolettre de Juillet 2019

Source du texte et de l’image: Runtastic.com, Sascha Wingenfeld.

1. Maintenez une bonne posture.

Il est très important d’avoir une bonne posture en général et cela s’applique aussi à la course à pied.  Adoptez une posture droite en essayant de vous grandir le plus possible avec le tronc légèrement penché vers l’avant :

  • Grandissez-vous : imaginez que vous avez un fil accroché au centre de votre tête qui vous tire vers le haut.
  • Gardez le tronc bien stable : bien contracter vos muscles abdominaux ainsi que ceux de votre dos va permettre un transfert de force plus efficace de vos membres vers le sol.
  • Resserrez vos omoplates : imaginez que vous devez tenir un stylo entre vos omoplates. Cela va vous permettre d’ouvrir vos épaules et de les empêcher de s’arrondir vers l’avant.
  • Regardez droit devant vous : résistez au besoin de regarder le sol et gardez le menton bien droit.
  • Penchez votre tronc légèrement vers l’avant : cela va permettre de prolonger l’extension de vos hanches et d’avoir une meilleure propulsion. L’inclinaison doit venir de vos chevilles/hanches et non pas du dos.

2. Positionnez et bougez adéquatement vos bras.

  • Le mouvement des bras doit partir des épaules : le fait de rapprocher vos omoplates va permettre à vos bras de se balancer plus librement et de manière plus détendue.
  • Pliez les coudes : conservez un angle d’environ 90 °.
  • Gardez les coudes près du corps : de cette manière, vos bras se balancent d’avant en arrière et non pas de gauche à droite.
  • Ne serrez pas vos poings :  cela crée une tension inutile. Vos mains devraient rester détendus pendant toute la durée du mouvement.

3. Portez attention à la position de vos jambes.

Les mouvements de course et de marche ne sont pas les mêmes : lorsque vous marchez, vous effectuez un pas avec le pied qui prend appui au sol avec le talon en premier. À la course cependant, attaquer le sol avec le talon trop en avant par rapport à votre genou va automatiquement vous freiner au lieu de vous propulser efficacement vers l’avant.

Le mouvement de course devrait démarrer avec le genou en avant. Ce mouvement est similaire à celui que vous feriez pour sauter par dessus un obstacle :

  • Soulevez et fléchissez le genou : un genou plié fonctionne comme un ressort et ne vous freine pas.
  • Utilisez la puissance de votre jambe arrière : un contact au sol puissant et rapide de la jambe arrière va favoriser votre propulsion vers l’avant.
  • Soulevez le talon de votre jambe arrière : soulever le talon de la jambe arrière après la propulsion vous permet d’avoir plus d’élan pour vous propulser vers l’avant.

Voici les points les plus importants pour une bonne posture de course à pied.

  1. Corps légèrement penché vers l’avant
  2. Regardez droit devant vous
  3. Omoplates resserrées
  4. Coudes pliés à un angle de 90°
  5. Tronc stable
  6. Soulevez et pliez le genou
  7. Jambe arrière tendue et forte

Améliorer votre technique de course rendra votre sport plus agréable et préviendra les blessures. 

 

 

Radiologie numérique

Nous sommes maintenant à l’ère numérique

 Depuis août 2019, notre système radiologique est entièrement numérique. Les avantages de cette technologique sont multiples:

– Meilleure résolution des clichés.
– Obtention instantanée des images.
– Plus grande précision des diagnostiques.
– Meilleure détection des pathologies osseuses, articulaires et des tissus mous.
– Réduction du nombre de vues à reprendre.
– Possibilité de transmettre des images électroniquement.
– Aucun effet néfaste sur l’environnement contrairement aux développeurs avec solutions chimiques conventionnels.

Nous sommes très fiers de pouvoir vous offrir des outils diagnostiques à la fine pointe de la technologie!

Un sac à dos léger et ajusté, un dos en santé

Infolettre d’août 2019

Source: Association des chiropraticiens du Québec.

Un sac à dos peut affecter la santé de vos enfants.  Transporter un sac lourd et mal ajusté peut être à la base d’une mauvaise posture, désaligner la colonne vertébrale et même la déformer. Le fait de marcher tous les jours avec un tel sac peut causer des douleurs au dos, au cou et aux bras, des tensions musculaires, des maux de tête, et même des dommages au système nerveux.  Un sac lourd transporté sur une épaule, force les muscles et la colonne vertébrale à compenser pour le poids réparti inégalement. Cela créé une tension au dos et peut augmenter les probabilités d’avoir des problèmes de santé plus tard. Puisque les os des jeunes ne sont pas tout à fait formés, une grande pression exercée sur leur dos peut entraîner une mauvaise posture, voir une déformation de la colonne vertébrale (scoliose).  Plus de 50 % des jeunes vivent au moins un épisode de douleur au niveau du bas du dos avant leur adolescence. Les recherches indiquent que cela peut être causé par une utilisation incorrecte du sac à dos. La sédentarité et le surplus de poids chez les jeunes sont aussi des facteurs de risque à considérer.  La prévention est la clé!  Voici quelques trucs pour vous aider à sensibiliser vos enfants à porter leur sac à dos de façon sécuritaire et confortable.

1. Choisissez le bon sac à dos. 

Optez pour un sac à dos et non pour un sac à bandoulière ou un sac à main. Oubliez le cuir! Cela devient rapidement lourd à porter. Optez pour un matériel léger comme la toile. Choisissez un sac qui a deux bretelles ajustables et rembourrées d’une largeur de 5 centimètres (2 pouces), une ceinture de taille et un derrière de sac rembourrés ainsi que plusieurs pochettes. Assurez-vous que le sac est bien ajusté. Il ne doit pas être trop serré autour et dessous les bras. Est-ce que vous achèteriez une paire de souliers trop petite ou trop grande à votre enfant ? Non. C’est la grandeur de l’enfant qui détermine le choix d’un sac. Alors, assurez-vous que le dessus du sac ne dépasse pas le dessus des épaules de l’enfant. Le bas du sac ne doit pas être plus bas que ses hanches (non appuyé sur les fesses). Il est donc essentiel que l’enfant soit présent lors de l’achat du sac à dos.

2. Remplissez-le comme il le faut!

Assurez-vous que leur sac contient seulement ce dont ils ont besoin pour la journée et que le poids y est distribué uniformément. Le poids total d’un sac rempli ne devrait pas dépasser 10 % du poids de l’enfant qui le porte. Mettez les objets les plus lourds près du corps, et placez ceux qui sont de formes irrégulières vers l’extérieur, loin du dos. Faites le ménage du sac une fois par semaine avec votre enfant.

3. Aidez votre enfant à mettre son sac à dos !

C’est une bonne idée d’aider les jeunes enfants à mettre leur sac à dos. Aidez-le à mettre le sac sur une surface plate, à la hauteur de la taille, et à enfiler son sac, une bretelle à la fois. Ensuite, ajustez les bretelles. Votre enfant doit utiliser la force de ses jambes et se relever en dépliant les genoux pour soulever son sac.

4. La bonne façon de porter un sac à dos

Les deux bretelles pour les épaules doivent être utilisées et ajustées afin que le sac épouse confortablement le corps et ce, sans se balancer sur les côtés. Un sac à dos ne doit jamais être porté sur une seule épaule. Vous devriez pouvoir glisser votre main entre le sac et le dos de votre enfant. La ceinture de taille doit aussi être portée par votre enfant afin d’augmenter la stabilité du sac sur son dos.  

BONNE FIN D’ÉTÉ ET BONNE RENTRÉE!

 

Image: Association des chiropraticiens du Québec.

 

Le syndrome fémoro-patellaire.

Infolettre de Juin 2019

Source: Traduction libre de «Running Doc’s Guide», de Dr. Lewis G. Maharam, MD

Les soins chiropratiques contribuent à soulager la douleur et à prévenir les blessures. L’activité physique est aussi une excellente façon de maintenir votre santé vertébrale. Une simple marche rapide de dix minutes tous les jours aura un effet significatif. D’autres activités récréatives, intégrées à votre quotidien, peuvent également vous aider à prévenir les douleurs au dos et à réduire le stress.Voici quelques suggestions d’activités et leurs bienfaits :

Le syndrome fémoro-patellaire n’est pas une condition unique aux coureurs et peut être appelé autrement: syndrome d’hyperpression rotulienne, chondromalacie, déséquilibre rotulien et plica synovial.  C’est une blessure fréquente.  Une bonne compréhension des causes de ce problème rend le traitement simple et permet habituellement un soulagement assez rapide.

Quiconque dont les chevilles sont en hyperpronation (voir image ci-contre) est un candidat pour ce problème, mais les gens les plus susceptibles d’en souffrir sont ceux qui ont ces types de pieds : 1. très « plats »; large et avec beaucoup de pronation; 2. pied de Morton, c’est-à-dire lorsque le deuxième orteil est plus long que le premier.  Ces troubles aux pieds sont essentiellement génétiques et non acquis suite à la pratique d’un sport.

Le syndrome fémoro-patellaire est habituellement une condition facile à traiter et à se débarrasser.  Si vous vous êtes beaucoup entraînés, peut-être en préparation d’un demi-marathon ou d’un marathon complet, ou si une douleur à votre genou est apparue tout d’un coup sans raison et que cette douleur est aggravée en montant ou descendant les escaliers ainsi qu’en courant avec une pente descendante, c’est probablement ce dont vous souffrez.  Un autre signe fréquent est une raideur ou une douleur apparaissant au genou après avoir été assis un certain temps.  Le syndrome fémoro-patellaire peut apparaître à tout moment de la vie et le traitement demeure le même peu importe l’âge.

Idéalement, votre rotule effectue un glissement de haut en bas dans un sillon en forme de « V » situé juste derrière elle (à l’avant du fémur) lorsque vous marchez, courez ou faites du vélo.  Cependant, si votre pied va en pronation, la roture sera légèrement déviée vers l’extérieur du sillon et ira frotter davantage que prévu sur celui-ci.  Le cartilage à cet endroit n’apprécie pas vraiment ce frottement, pas plus que l’arrière de la rotule.  Du liquide s’accumule, ce qui produit la sensation de raideur au genou. 

Bien qu’elle existe, la chirurgie est rarement la solution à cette blessure.  Une des méthodes consiste à rendre plus lisse la surface articulaire de la rotule.  Cela peut offrir un certain soulagement à court-moyen terme, mais tant que la biomécanique n’est pas corrigée, la blessure aura tendance à revenir.  Obtenir des orthèses moulées et adéquates est la première chose à faire.  Celles-ci limiteront la pronation de votre cheville réduisant ainsi l’excès de frottement entre la rotule et le fémur.  Dès que vous porterez les orthèses, le cartilage subira moins de stress et pourra amorcer sa guérison. 

Les orthèses ne sont cependant pas suffisantes; il faut également renforcer le muscle « vaste médial », qui est en fait la portion interne ou médiale de votre quadriceps.  Ce muscle aide la rotule à glisser au centre du sillon dans lequel elle est supposée le faire.  Plus fort votre vaste médial sera, meilleures seront vos chances de guérir cette blessure.  Pour renforcer ce muscle, vous devrez faire quotidiennement des exercices d’extension du genou, mais seulement dans les derniers 30 degrés de ce mouvement (voir images et explications ci-bas).  L’effet des bandages ou orthèses du genou pour cette condition est très négligeable, voir néfaste.  Logiquement, on veut enlever de la pression entre la rotule et le fémur, non pas en rajouter.

Consultez un orthésiste pour obtenir des orthèses moulées et adaptées à votre pied, faites les exercices quotidiennement et réduisez votre entraînement le temps que la blessure guérisse.  Votre chiropraticien peut vous assister tout au long de ce processus.  Prompt rétablissement!

Exercices pour le vaste médial : 1. En position assise, accrochez une courroie de poids à votre cheville (ou un sac avec quelque chose de lourd à l’intérieur).  2. À partir de la position d’extension complète (le genou droit, pas de flexion), descendez lentement d’environ 15 cm (ou 20 à 30 degrés).  3. Remontez lentement et maintenez 3 secondes.  Faites 5 séries de 10 répétitions chaque jour.  Ajustez le poids à la cheville de manière à ce que les dernières répétitions soient assez difficiles.

 

 

Semaine spéciale: examen et radiographies sans frais

Ouverture de dossier + Examen chiropratique + Radiographies sans frais en échange d’un don de 30$ à Leucan Montérégie (certaines conditions s’appliquent ¹).

À compter du 3 février 2020.  Les sommes recueillies iront à 100% à Leucan Montérégie (et non seulement les profits).

Places limitées, contactez-nous maintenant pour réserver une place:

Téléphone: 450-455-9822

Courriel: info@drlepagechiropraticien.com

1. Honoraires habituels moyens de 130$.  Offre valable pour les nouveaux patients ou pour les ré-activations de dossiers inactifs seulement.  Offre valable pour 90 jours à compter du 3 février 2020.  Si un traitement est fait lors de la première visite, celui-ci n’est pas inclus dans la promotion et les frais habituels de 50$ devront être défrayés.

La tendinite au tendon d’Achille.

Infolettre d’avril 2019


Le tendon d’Achille est l’un des tendons les plus résistants du corps humain. Il est le prolongement des muscles du mollet et permet l’insertion de ces derniers sur l’os du talon (calcanéus). Il subit également beaucoup de stress. Lors de la course à pied, par exemple, 5 à 10 fois le poids du corps est transmis à ce tendon.


Lorsqu’il est trop utilisé ou qu’il travaille avec un mauvais alignement, le tendon achilléen peut subir des « micro-déchirures », ou multiples petites blessures de ses fibres. Si cela se poursuit suffisamment longtemps, l’inflammation s’installe dans le tendon d’Achille. Il devient alors très douloureux au toucher (habituellement 2 à 6 cm au dessus du talon) ou lors de certaines activités (course à pied, monter ou descendre des escaliers, etc). C’est ce que l’on appelle la tendinite.

Causes
Le tendon d’Achille est conçu pour travailler avec un alignement parfaitement vertical. Cependant, beaucoup de gens ont un alignement inadéquat de leurs pieds : l’hyperpronation (le talon va vers l’extérieur) ou, moins fréquemment, l’excès de supination (le talon va vers l’intérieur). Cet alignement anormal ajoute de la tension au tendon d’Achille et favorise la tendinite. Si les muscles du mollet ne sont pas suffisamment flexibles, la tension que doit absorber le tendon augmente également.


Des souliers de course trop usés ou inappropriés est une autre cause fréquente. Augmenter trop rapidement l’intensité ou la distance des entraînements en course à pied et s’entraîner trop fréquemment en côtes ou en sprint peuvent également mettre à rude épreuve ce tendon. Les coureurs qui courent le long d’une route, toujours du même sens (sens inverse des voitures par exemple), peuvent également souffrir de ce trouble (les routes comportent toujours une légère pente pour l’écoulement de l’eau).

Tendinosite
Lorsque les coureurs ou autres sportifs continuent de pratiquer leur activité avec cette blessure, les micro-déchirures continuent de se produire et le tendon s’affaiblit de plus en plus. L’inflammation s’installe de façon durable et la condition devient chronique. C’est ce que l’on appelle une « tendinosite » achilléenne.

Prévention et traitement
Maintenir un alignement adéquat des chevilles avec de bons souliers de course (et des orthèses si nécessaire) ainsi que garder le mollet souple avec des étirements fréquents (au moins 3 fois par jour) sont les premières choses à faire. Si la douleur s’installe tout de même, votre chiropraticien est en mesure de diagnostiquer cette condition et de la différencier d’autres conditions similaires. Il pourra également vous indiquer si des orthèses plantaires sont nécessaires et si vos souliers et votre entraînement sont adéquats. Des thérapies par ultrasons peuvent être utiles afin d’accélérer et d’améliorer la guérison. Votre chiropraticien peut également vous expliquer la bonne manière de faire les exercices d’assouplissement, d’appliquer de la glace et de faire des « massages transverses » (une autre manière d’accélérer la récupération).

Rupture
Un tendon d’Achille usé et affaibli peut déchirer complètement. Cette blessure est relativement fréquente chez les athlètes de 30 à 50 ans qui pratiquent des activités telles que les sports de raquettes, le soccer, le volleyball, le basketball, etc. Le traitement qui s’impose est soit la chirurgie (les deux extrémités du tendon sont rattachées) soit le traitement conservateur (immobilisation plâtrée seulement). Dans les deux cas, la réhabilitation est très longue.